Cette attraction est en cours de préparation. Reviens vite : elle ouvrira bientôt.
Mais votre cerveau les a traitées comme réelles. C'est le biais de disponibilité : on surestime la fréquence de ce qui nous vient facilement à l'esprit.
Décrit par Tversky & Kahneman, ce biais nous fait juger la probabilité d'un événement selon la facilité avec laquelle on peut s'en souvenir.
Plus un événement est dramatique, récent ou médiatisé, plus on pense qu'il est fréquent. Même s'il est en réalité très rare.
Ces « catastrophes » ont été générées aléatoirement. Pourtant, leur format (urgence, experts, chiffres) les rendait crédibles et anxiogènes.
On craint davantage les événements spectaculaires et rares (médiatisés) que les dangers quotidiens réels (banalisés), bien que ces chiffres ne soient pas sur la même échelle.
Les chaînes d'info en continu ont besoin de votre attention permanente. Or, rien ne capte mieux l'attention que :
Résultat : même quand il ne se passe rien de grave, le format crée une impression de crise permanente.
Question à se poser : « cette info change-t-elle quelque chose à ma vie quotidienne ? » Si non, elle peut attendre.